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QUESTION : Le fartage d'un traîneau est il identique à celui d'un ski ?
Oui et non.
Oui au plan "tour de main" ou savoir faire. Les techniques sont les mêmes, les matériaux des semelles sont les mêmes.
Non au plan "conception" du fartage. La production du film d'eau (gouttelettes) dépend de plusieurs facteurs : - Les facteurs bien connus comme la température, l'hygrométrie, le type de neige, le type de semelles..... mais aussi, ce qui est plus rarement pris en compte :
- La vitesse (plus elle est élevée et moins il y a de temps pour fondre la neige au passage de la semelle). Le fartage d'un traîneau de vitesse(sprint) ne sera donc pas identique à celui d'un traîneau de mid, par exemple, où les vitesses sont plus basses.
- Les pressions . Plus la pression à un point donné est élevée, plus la production d'eau à cet endroit sera importante. (plus la pression est élevée, plus la "chaleur" est importante). Les pressions sous un patin de traîneau ne sont pas du tout équilibrées. Elles sont trés différentes entre la spatule, le galbe, "sous le musher" ou en talon.
Entre la spatule et "sous le musher", par exemple, elles peuvent varier d'un facteur 2 à 20, alors que sous le galbe elles peuvent être trés réduites au point d'être négligeables (voire nulles dans certaines configurations de glisse). Bien entendu, tout dépend du type de patins, du type de traîneau, des déplacements du musher sur les patins.... Sur ce plan, elles ne peuvent être comparées au ski où le skieur est toujours au même endroit (et au meilleur endroit défini par le fabricant) et où les pressions sont (presque) équilibrées si le ski est bien conçu et parfaitement adapté au skieur. Pour cette raison, un ski se farte généralement uniformément de la spatule au talon (sauf galbe pour certains skis de fond, bien entendu).
Pour obtenir le fartage le plus efficace sous une semelle de traîneau, il faudra donc connaitre les caractéristiques techniques des patins (pressions relatives aux différents endroits) mais aussi prendre en compte les positions "variables" du musher.....
- En régle générale, la spatule se farte plus chaud que "sous le musher" et un peu plus chaud qu'en talon. Sous le galbe où les pressions sont considérées "nulles" (trés réduites), il est généralement préférable de ne pas farter car ces pressions ne sont jamais suffisantes pour fondre efficacement la neige. Par contre il est souvent nécessaire de structurer profond et en quinconce pour évacuer l'éventuel excés d'eau provenant de la fonte en spatule. Dans cette configuration, le plus simple est de considérer chaque patin comme "deux patins" séparés : Le premier étant la partie spatule/arrière du galbe et le deuxième, arrière du galbe / talon.
En un mot, le fartage d'une semelle de traîneau doit prendre en compte les différences de pressions pour chercher à équilibrer la quantité d'eau produite en tous points des patins, qui doit être identique pour éviter l'effet de ventouse en cas d'excés d'eau ou au contraire un "collage" par manque d'eau. Elle doit prendre en compte aussi la vitesse pour déterminer le "fartage total" optimum avant de l'équilibrer en fonction des pressions.
Le fartage d'un traîneau est complexe, bien plus encore qu'un ski. Si il existe une manière globale, il existe aussi autant de manières de farter que de "farteurs" et chacun a ses petits trucs. |